sam.

30

sept.

2017

Méthode et bienfaits du Yoga Tibétain

Méthode

Sur la base de pratiques éprouvées de longue date, il s’agit d’orienter notre sensibilité vers la compréhension de la nature de l’esprit. Les différents exercices concernent « le corps, la parole, et l’esprit » à travers des postures, respirations et méditations tantôt recueillies et tantôt dynamiques. Elles sont accessibles à tous, avec ou sans souplesse, jeunes ou vieux, connaissant ou pas le yoga.

 

On y trouve des pratiques de Hatha et Kundalini Yoga (non exhaustif), la réalisation de mudra (symboles gestuels), des méditations comme la présence au souffle, au mouvement ou encore à l’espace physique et spirituel, des relaxations, des massages, des pranayama (techniques respiratoires), et tout un travail sur les nadi (canaux subtils) et les chakra (vortex énergétiques du corps/esprit), sur les mantra (sons primordiaux), sur les visualisations (représentations symboliques actives)…

 

C’est une voie complète dont la singularité est de prendre appui sur une double expérience : l’Amour-Vacuité.

 

Nous ne pratiquons pas uniquement pour nous-même mais pour la totalité des êtres sensibles, perçus comme des « partenaires » dont nous nous sentons solidaires, même s’ils ne font rien ou s’entretuent. Et nous orientons notre esprit vers la compréhension de la nature des choses et des êtres, au-delà des vérités relatives et illusoires, la sagesse ultime. La compassion nous guide vers la sagesse, et la sagesse vers l’amour : c’est un merveilleux tandem !

 

Il est dit que nous sommes éveillés depuis l’origine mais que cette réalité est masquée sous d’épais voiles d’obscurcissement. Graduellement, nous devons dissiper ces voiles, un à un, et entrer dans l’espace de la conscience illuminée qui soutient nos expériences ordinaires. Finalement, tout est différent. Et à jamais.

 

Le point de départ consiste en la prise de conscience de notre insatisfaction fondamentale fondant de nos existences sujettes à l’impermanence et aux changements. Il est important de pouvoir vivre une authentique expérience d’amour et de compassion envers le samsâra (les six états d’existence) et les êtres qui le composent.

 

C’est sur ce fondement, sur cet « état d’esprit » que reposent les exercices de yoga brièvement plus avant. Les voiles se dissipent naturellement à travers ces pratiques : le voile des émotions perturbatrices, puis celui du karma, puis celui de nos tendances fondamentales, et enfin celui de la saisie dualiste, ce dernier étant à la base de toute la confusion ordinaire et de ses souffrances..

 

Bienfaits

Lorsque l’obscurité des voiles se dissipe, les souffrances du corps et de l’esprit tendent à réduire spontanément jusqu’à disparaître un jour. Le bonheur et la félicité commencent à luire et à s’inscrire dans le courant de la vie quotidienne.

 

Quand ces voiles sont complètement dissipés, nous faisons l’expérience directe de la nature essentielle de notre esprit (Bodhi). Tous les êtres vivants sont fondamentalement doués de cette Bodhi. Nous pouvons la comparer au ciel pur, continument immaculé et ne changeant pas de nature malgré les nuages qui le traversent. L’essence de notre esprit est non-née, bien au-delà de ces nuages émotionnels et mentaux qui le parcourent.

 

Malgré la nécessité graduelle de la pratique, nous ne sommes pas toujours obligés d’attendre un temps infini pour en arriver à cette dissipation des voiles : la conscience étant de la nature de cet espace sans limite ni temps, le premier bienfait des Six Yoga de Naropa est d’introduire l’esprit à cette nature, même en la présence de voiles. C’est au contraire cette introduction qui conduira le pratiquant sur le chemin de sa délivrance. En effet,

tout est là et disponible !

 

 

C’est le mantra de notre atelier. La réalisation de la sagesse/vacuité nous mène vers l’expérience consciente et puissante du corps semblable à un arc-en-ciel, de la parole semblable à l’écho dans la montagne, de l’esprit semblable à l’espace sans limite.

 

La réalisation de l’amour inconditionnel nous apporte le pouvoir d’aider les êtres sans retenue tout en nous sentant totalement UN avec le Cosmos.

La purification des éléments fondateurs (tattva) nous rend invincibles, même au-delà de la mort.

 

Ce Yoga apporte longévité et absence de maladies. Ce sont pourtant des résultats mineurs (et déjà bien appréciables !) Il nous conduit aussi vers le bien-être, l’intelligence, le bonheur, et prépare aussi une meilleure renaissance, humaine ou divine. Et ce sont là des résultats intermédiaires. Ultimement, le bienfait suprême est de mettre fin définitivement à l’obscurcissement et aux causes de la souffrance grâce à l’émergence de notre propre Bodhi.

 

Certes, le « grand éveil » n’est pas toujours le souhait de chacun. Pour autant, il est présent comme un diamant dans son écrin, même en pratiquant distraitement ou sans conviction. C’est le principal bienfait des Six Yoga de Naropa, un Dharma ouvert et répondant à toutes les motivations, des plus triviales aux plus spirituelles.

 

Source :  http://www.clairelumiere.net/methode-bienfaits-yoga-tibetain/

 

mar.

02

mai

2017

L'instinct

 

" L'étude d'animaux sauvages en captivité montre que quelque soit les soins et l'amour qu'on leur apporte dans les zoos, ils se révèlent incapables de se reproduire, leur appétit et leur besoin de repos se dérèglent, ils sombrent dans la léthargie, la morosité, ou une agressivité sans objet.

 

Les zoologistes appellent cela la " dépression animale" .

Chaque fois qu'on met en cage un animal, ses cycles naturels de sommeil, de reproduction et autres se détériorent . Il s'ensuit un vide, non pas au sens positif du concept bouddhiste, mais au sens de l'enfermement dans une boîte hermétiquement close.

 

Aussi, quand une femme vient de faire partie de la maisonnée d'une vieille femme sèche, elle fait l'expérience d'une absence de détermination, d'un ennui, d'une dépression et d'états d'anxiétés soudains semblables à ceux manifestés par l'animal capturé et traumatisé.

En acceptant d'être trop " bien élevée" , elle laisse ses instincts _l'instinct de jouer, de se lier, de faire face, de vagabonder et autres _plonger au plus profond de l'inconscient, hors de sa portée. Ses instincts sont endommagés. Ce qui devrait lui venir naturellement ne lui vient pas du tout ou alors après un combat avec elle-même.

 

Quand j'applique le terme de " capture " à l'excès de domestication, je ne fais pas allusion à la socialisation, qui est le processus par lequel les enfants apprennent à se comporter d'une façon plus ou moins civilisée. Le développement social est d'une extrême importance et la femme qui en serait privée ne pourrait faire son chemin dans le monde.  Mais trop domestiquer équivaut à interdire à l'essence de la vie de danser.

 

Lire la suite 0 commentaires

ven.

17

févr.

2017

Le mot Miracle était si souvent dans l’air ...

Lire la suite 0 commentaires

sam.

05

nov.

2016

Quittez la foule

« Personne n'est  ce que l'existence voulait qu'il soit.  La société, la culture, la religion, l'éducation, toutes ont conspiré contre les enfants innocents. Elles ont tous les pouvoirs. Parce que l'enfant est démuni et dépendant, elles parviennent à faire de lui ce qu'elles veulent. Elles ne lui permettent pas d'accomplir sa destinée naturelle. Tous leurs efforts, consistent à faire des êtres humains, des commodités.

Si on laisse un enfant grandir tout seul, qui sait s'il sera d'une quelconque utilité aux intérêts en place ?

 La société n'est pas prête à prendre le risque . Elle s'empare de l'enfant et commence à le modeler pour qu'il lui soit utile. D'une certaine manière, ça tue l'âme de l'enfant. On lui donne une fausse identité, pour que son âme, son être, ne lui manque pas. Mais ce substitut n'est utile que dans la foule qui vous l'a donné. Au moment où vous êtes seul, le faux commence à s'effondrer et le réel réprimé commence à s'exprimer. 

D'où la peur d'être seul. 

 

Personne ne veut être seul. Tout le monde veut appartenir à une masse. À de nombreuses masses (...) Au moment où l'on est seul(e) on se met à ressentir une étrange folie. Pendant tant d'années, vous avez cru être quelqu'un et tout à coup, dans un moment de solitude, vous commencez à ressentir que ce n'êtes cela. Cela crée de la peur : Alors qui êtes-vous ? Et des années de répression...

 

Pour que le réel s'exprime, il faudra du temps. Cet espace entre les deux a été appelé par les mystiques "La nuit noire de l'âme"_ une expression très appropriée ! Vous n'êtes plus le faux et vous n'êtes pas encore le réel. Vous êtes dans les limbes. Vous ne savez pas qui vous êtes. 

 

En Occident, le problème est encore plus compliqué car on n'y a pas encore développé de méthodologie pour découvrir le réel aussi vite que possible, afin de pouvoir écourter "la nuit noire de l'âme". L'Occident ne connaît rien de la méditation. 

Et, méditer n'est que le nom que l'on donne au fait d'être seul, silencieux, en attente de l'affirmation du réel.

Ce n'est pas un acte : c'est une relaxation silencieuse : quoique vous "fassiez", cela viendra de votre fausse personnalité...

Depuis tant d'années, toutes vos actions en sont issues. C'est une vieille habitude, les habitudes meurent difficilement. Vous avez vécu tant d'années avec une fausse personnalité imposée par ceux que vous aimiez, que vous respectiez... et ils ne vous faisaient pas de mal intentionnellement. Leurs intentions étaient bonnes, mais leur conscience étaient tout simplement nulle. Ils n'étaient pas conscients, vos parents, vos enseignants, vos prêtres, vos politiciens. Ce n'étaient pas des personnes conscientes, ils étaient inconscients. Et dans les mains d'une personne inconsciente, même de bonnes intentions s'avèrent être un poison. 

 

Ainsi quand vous êtes seul, une peur profonde surgit : tout à coup, le faux se met à disparaître. Et le réel va prendre un petit peu de temps_ il y a tant d'années que vous l'avez perdu. Vous devrez considérer le fait qu'un fossé creusé depuis tant d'années doit se combler. Pris par cette peur : "Je me perds, je perds mon bon sens, ma santé mentale, mon esprit, tout". Le soi que les autres vous ont donné consiste en tout cela,_ vous avez l'impression de devenir fou. Vous vous mettez immédiatement à faire quelque chose pour rester occupé. Si personne n'est là, il y a au moins l'action. Le faux reste donc occupé, il ne disparaît pas.

C'est pourquoi les gens trouvent les vacances très difficiles. Ils travaillent pendant cinq jours dans l'espoir de se détendre le week-end. Mais le week-end est le moment le plus difficile au monde : la plupart des accidents graves surviennent pendant le week-end . C'est étrange ... car pendant ces cinq jours où les gens étaient occupés, il n'y avait pas de problèmes. Soudain, le week-end leur donne un choix : s'occuper à quelque chose ou se détendre. Mais se détendre est effrayant : la fausse personnalité disparaît. Restez occupé, faîtes n'importe quoi de stupide. (...) 

 

La foule est essentielle pour que le faux-soi puisse exister. Au moment où vous vous sentez seul, vous « perdez les pédales ». C’est là où l’on devrait comprendre un peu la méditation. Ne vous faites pas de soucis, ce qui peut disparaître peut simplement disparaître_ cela en vaut la peine. Cela n’a pas de sens de s’y accrocher. Ce n’est pas vous. Ce n’est pas à vous !

Quand le faux disparaît, vous êtes cet être frais, innocent, non pollué qui surgit à sa place. Personne d’autre ne peut répondre à la question : « qui suis-je ? » _ C’est vous seul qui le saurez. 

 

Toutes les techniques de méditation aident à détruire le faux. Elles ne vous donnent pas le réel_ le réel ne peut pas être donné. Ce qui peut être donné ne peut pas être réel ; _ le réel, vous l’avez déjà. Il faut simplement retiré le faux. D’une autre manière, on peut dire : un Maître vous retire des choses que vous n’avez pas vraiment et il vous donne, ce que vous avez réellement. 

La méditation, c’est juste le courage d’être seul(e) et silencieux. 

Tout doucement, vous vous mettez à ressentir une nouvelle qualité en vous-même, une nouvelle vitalité, une nouvelle beauté, une nouvelle intelligence. Elle n’est empruntée à personne, elle grandit en vous. Elle a ses racines dans votre existence même. Et si vous n’êtes pas un lâche, elle fleurira. Elle portera ses fruits. (…)

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir peur. Vous ne pouvez perdre que ce qui doit être perdu. Et il est bon de le perdre rapidement, car plus cela reste longtemps, plus cela devient fort. On ne sait rien du lendemain. Ne mourez pas avant de réaliser votre être authentique. Seuls ont de la chance, les quelques rares êtres qui ont vécu en tant qu’êtres authentiques et qui sont morts en tant qu’êtres authentique, parce qu’ils savent que la vie est éternelle et que la mort est une fiction. »

Merci Osho 

Lire la suite

sam.

08

oct.

2016

Conscience et Chamanisme

 

La non-reconnaissance de la nature animiste de notre univers est un des obstacles majeurs empêchant la science occidentale de comprendre la conscience. 

Si nous pensons que tout est mort, nous nous séparons du Tout . Avec ce point de vue, il est très difficile d'investiguer la conscience ou alors comme quelque chose de séparé de notre propre Être. Depuis le très peu que j'ai appris, et ça semble clair, que la place pour investiguer la conscience est depuis l'intérieur, ce qui veut dire, depuis ma propre connexion avec la conscience. 

Quelque chose de si beau, si profond, si englobante et compassionnée que la conscience elle-même, ne peut pas être étudiée dans son entier avec la seule approche scientifique occidentale.

Les scientifiques de l'Orient ont étudié la conscience depuis plusieurs milliers d'années, et les chamans, en étant dans les états de conscience chamaniques, ont étudié la conscience depuis peut-être des centaines de milliers d'années ou plus. Les résultats de ces études montrent clairement l'inter-relation de la vie et de la conscience. La vie est conscience. Tout est vivant. Tout a une conscience, et c'est cette conscience qui nous lie tous ensemble.

 

" Non-recognition of the animistic nature of the Universe is one of the major stumbling blocks which keeps western science from understanding consciousness. If we think everything is dead, we separate everything from us. With this point of view it is very difficult to investigate consciousness except as something removed from our own being. From the very little I've learned it seems clear that the place to start to study consciousness is from the inside, that is, from my own connection to consciousness. Something so beautiful, so deep, so all-encompassing as consciousness cannot be fully studied with only a western scientific approach. The scientists of the East have been studying consciousness for several thousands of years, and shamans, by moving into and with shamanic states of consciousness, have been studying consciousness for perhaps a hundred thousand years or more. The results of these studies clearly show the inter-relationship of life and consciousness. Life is consciousness. Everything is alive. Everything has consciousness, and it is this consciousness which joins us all together."

 

This paper was originally written for the meeting of
the Society for the Anthropology of Consciousness From http://www.shamanism.dk/shamanicconsciousness.htm
held in Tucson, Arizona, April, 2000

Lire la suite

jeu.

06

oct.

2016

Neurosciences: la nouvelle théorie de la conscience est empreinte de spiritualité

Lire la suite

sam.

17

sept.

2016

La nécessaire réciprocité dans la relation de soin

 

La nécessaire réciprocité dans la relation de soin

 

Par Frank Ostaseski

 

L’attachement au rôle de soignant

 

Trop souvent dans la relation de soins, nous ne cherchons pas tant à voir ce qui est utile, qu’à confirmer une idée que nous avons de nous-mêmes. Nous voulons être quelqu’un. Nous disons : « Je travaille avec les mourants », en insistant sur « Je », et nous nous investissons dans le rôle plutôt que dans la fonction. J’appelle parfois cela la maladie du soignant et c’est une épidémie rampante pire que le sida ou le cancer. Nous essayons de nous trouver une place à l’écart de ceux qui souffrent. Nous nous mettons à l’écart par notre pitié, notre peur, notre chaleur professionnelle et même nos actes charitables. Mais travailler ainsi n’a rien à voir avec de la charité.

 

Il y a quelques années, une femme du Zen hospice était à quelques jours de sa mort, triste et déprimée. Cela me semblait naturel, elle était en train de mourir. Mais une infirmière proposa de lui administrer de l’Elavil, un médicament qui donne du tonus et qui prend à peu près trois semaines avant d’agir. Je demandai à l’infirmière : « Pourquoi cette prescription ? ». Elle répondit : « Elle souffre et c’est dur de la voir souffrir. » Je lui dis alors : « Ce serait peut-être toi qui devrais prendre l’Elavil. »

L’attachement au rôle de soignant est ancien chez la plupart d’entre nous ; aider les autres nous donne un sens de pouvoir et une respectabilité dont nous avons besoin. Nous les ramassons en fin de semaine comme un salaire. Mais si nous n’y prenons pas garde, cette identité deviendra notre prison et la prison de ceux que nous servons. Après tout si je dois aider, il me faut trouver quelqu’un qui a besoin d’aide !

 

Au service de la totalité dans la relation de soin

 

Mon amie Rachel Remen, directrice du Centre anticancéreux Commonweal en Californie, s’exprime très bien à ce sujet : « Servir et aider sont deux choses différentes. L’aide est basée sur l’inégalité, il n’y a pas de relation entre personnes égales. Quand on aide, on use de sa force envers quelqu’un qui a moins de force. C’est une relation entre un supérieur et un inférieur, et les gens ressentent cette inégalité. Quand nous aidons, il se peut que, sans le vouloir, nous prenions plus que nous ne donnons, en diminuant le sens qu’a la personne de sa propre valeur et de sa propre estime.

 

Dans la relation d’aide, je suis très consciente de ma propre force, mais je ne sers pas avec ma force, je sers avec ce que je suis. Je sers avec toutes mes expériences, mes blessures, mes limites et même mon obscurité. La totalité en nous sert la totalité de l’autre et la totalité de la vie. Aider crée une dette : quand on aide quelqu’un, il devient débiteur. Alors que la relation de service est réciproque. Quand j’aide, je retire un sentiment de satisfaction et quand je sers, un sentiment de reconnaissance. Servir est aussi autre chose que réparer. On répare des tuyaux cassés, pas des personnes. Si je pense que je répare quelqu’un, c’est que je le vois comme cassé. Réparer implique un jugement qui sépare les uns des autres et crée de la distance.

 

En fait, aider, réparer et servir sont des visions différentes de la vie. Quand on aide, on voit la vie dans sa faiblesse ; quand on répare, on voit la vie cassée et quand on sert, on voit la vie dans sa plénitude. Quand on sert ainsi, on comprend que la souffrance de cette personne est aussi ma propre souffrance, sa joie est ma joie et alors l’inclination à servir vient naturellement - notre sagesse et notre compassion naturelles se présentent dans toute leur simplicité. Celui qui sert, sait qu’il est utile et a le souhait d’être utile au service de quelque chose plus grand que lui. Nous pouvons aider ou réparer des choses dans notre vie, mais quand nous servons, nous sommes au service de la totalité. »

 

Toucher la douleur de l’autre avec compassion et non peur ou pitié

 

Soigner ceux qui souffrent, qu’ils soient mourants ou pas, nous réveille. Cela ouvre nos coeurs et nos esprit. Nous nous ouvrons à l’expérience de la plénitude. Pourtant, dans la plupart des cas, nous sommes prisonniers des rôles et idées habituelles qui nous maintiennent séparés des autres. Egarés dans un état d’esprit purement réactif, occupés à nous efforcer de protéger l’image de nous-mêmes, nous nous coupons et nous isolons de ce qui servirait vraiment dans la connaissance de notre métier. Pour soigner, nous devons être capables de vouloir amener au chevet des malades notre passion, nos blessures, notre peur, notre moi au complet. Car, oui, c’est l’exploration de notre propre souffrance qui crée un pont vers la personne que nous servons.

 

Si nous refusons d’explorer notre souffrance, nous ne ferons que tenter de comprendre nos patients. C’est explorer notre souffrance qui nous permet de servir autrui. C’est ainsi que nous touchons la douleur de l’autre avec compassion et non peur ou pitié. Et nous devons être capable d’écouter, non seulement le patient mais aussi nous-mêmes.

Si nous nous mettons au service d’autrui, il nous faut faire attention à la situation telle qu’elle se présente, agir en intervenant le moins possible, et cultiver ce faisant la même attention et impartialité que nous cultivons sur notre coussin de méditation. La fraîcheur toujours renouvelée avec laquelle nous serons capables de vivre l’instant présent donne la mesure de notre capacité à vraiment servir. Quand le coeur est ouvert et l’esprit tranquille, quand notre attention est pleinement concentrée sur l’instant et le monde, nous ne sommes pas séparés du monde et savons que faire. Chacun de nous est capable de cela, on n’a pas besoin de vingt années de pratique bouddhiste. Chacun de nous a la capacité d’embrasser la souffrance de celui qui souffre, comme si c’était sa propre souffrance. Nous avons fait cela pendant des centaines d’années - nous l’avons simplement oublié et il nous faut nous le rappeler les uns aux autres.

 

Traiter chaque personne rencontrée comme un être cher

 

La pratique bouddhiste inclut cette notion que nous sommes tous nés bien des fois auparavant et que nous avons tous été mères, pères et enfants les uns pour les autres. Nous devrions donc traiter chaque personne que nous rencontrons comme un être cher. Si nous y réfléchissons, au coeur de la relation de service, nous voyons apparaître un schéma : toutes les habitudes faisant obstacle à notre travail, ont pour trait commun le sentiment de séparation ; alors que le trait commun à tous les moments et actions de vrai service, est l’expérience d’unité. Sogyal Rinpoche a repris cette citation d’Einstein sur le sujet, dans Le Livre tibétain de la vie et de la mort :

« L’être humain fait partie d’un tout que nous appelons l’univers, il demeure limité dans le temps et l’espace. Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste - une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière, dans sa splendeur. »

 

Quand le coeur n’est pas divisé, toute expérience fait partie de notre pratique

bouddhiste. Le service devient un échange sacré, comme l’inspiration et l’expiration. Nous recevons une nourriture physique et spirituelle du monde, cela c’est inspirer. Puis, parce que nous avons tous des cadeaux à donner, et qu’une part du bonheur en ce monde est d’offrir, nous expirons. Un ami appelle cela la bonté de base de l’être humain. Notre métier consiste, je pense, à exprimer notre sagesse et notre compassion innées, cette bonté de base de l’être humain, en laissant agir notre capacité spontanée à comprendre le besoin d’autrui, au service des mourants et des vivants.

 

 Source : Buddhaline  http://www.buddhaline.net/La-necessaire-reciprocite-dans-la

 
Lire la suite

dim.

28

août

2016

Convergence dans l'Unité

 

" S'il ne nous restait que quelques minutes à vivre, nous nous attarderions à l'essentiel.

Il n'y aurait plus de recherche, il n'y aurait que l'acceptation de ce qui est. Nous n'aurions plus le temps de devenir quelqu'un de mieux. Nous ne pourrions qu'être, en restant convergents,  au point zéro .

 

Au centre de la spirale de l'Unité, là où tout est convergent, tout devient acceptable : l'anxiété anticipatoire, la confusion, la distraction et le désir autant que la paix, l'amour et la joie. 

 

En refusant de les dissiper aux quatre vents en périphérie de notre être et en leur permettant de nourrir le vortex convergent du point zéro, nous pourrions demeurer présents à tout ce qui est, sans autre direction, dans l'unité . 

 

Le point zéro englobe tout et permet à l'ombre de coexister avec

la lumière dans un mouvement dynamique. C'est la porte qui ouvre à l'immensité du Grand Tout, un état où se trouve notre identité vibratoire Essentielle et Éternelle.

 

En permettant à notre vie de s'aligner sur la fréquence de notre Essence au lieu de choisir que nos objectifs nous conduisent vers Elle, nous permettons à l'Essence d'agir et de nous conduire vers ses objectifs. 

 

Je vous invite à explorer la liberté de l'état du point zéro, la Convergence dans l'Unité, l'amour de Soi et le plaisir d'être avec son Essence. "

Kishori Aird

dim.

28

août

2016

S'ouvrir à l'amour et la Joie :

 

Exploration ...

 

Nouveaux- nés, bébés, on arrivait directement de la Source de joie, de vie, de Lumière, et donc la joie était un état d'être permanent. Même si on pleurait pour exprimer ses émotions, l'état de base était un état de connexion avec la Source, et la joie, en soi, coulait librement. (N'était pas obstruée. ) Ainsi que toutes les autres émotions. 

Une fois que l'on peut ressentir cette joie dans son coeur, ce flux énergétique d'amour devient guérisseur. Cet élan vital peut guérir toutes les parties de soi, conscientes ou inconscientes, anciennes ou plus récentes, qui ont gardé stockées quelque part dans la mémoire de la cellule, l'information vibratoire  que l'on n'était pas aimable. Ou alors... "pas aimable jusqu'à ce point là" . 

 

Il n'y a pas de niveau pour l'amour. Soit on le laisse circuler en soi, et on l'accueille, ou soit on le bloque. Et on se ferme, de ce fait, à l'énergie de vie qui désire circuler en soi...

 

 

S'assurer d'en avoir envie, ou le désir ... Car c'est bien du désir qu'il s'agit !!

(Et oui, trop de gens "pensent" en avoir envie mais ne sont pas capable de s'autoriser l'accés à la joie, au plaisir et au ressenti de l'Amour . )

ex : Auto-destruction, conditionnement familial, ou de la société, trop restrictif et emprisonnant...)

 

Car c'est bien d'énergie de vie qu'il s'agit. 

L'énergie de la Source à laquelle on est tous connectés, mais dont beaucoup ont oublié son origine et (ou) comment s'y relier. 

 

 

En empêchant ces émotions de s'exprimer totalement, de manière fluide et authentique , en grandissant, nous avons créer des stockages.

Des points de fixations dans notre matrice de fonctionnement interne où, des vieilles mémoires, des schémas, programmes, se sont cristallisés car ils n'ont pas pu s'écouler librement. Et lorsque nous arrivons à un certain point de notre existence, où ces "kystes" prennent trop de place, l'énergie de vie ne peut plus circuler. Créant des désordres, dysfonctionnement physiques ou psychologiques, mentaux ou émotionnels... 

 

Une fois que l'on a compris ça, l'idée est de se reconnecter à la Source en soi. 

 

Comment ? 

 

D'abord en posant son intention concrètement, de vouloir se connecter à l'énergie de vie, de la Source. Certains l'appellent "Dieu", d'autres "Le Grand Tout" ou encore "La Puissance de l'Univers" ..

 

En créant ce lien, déjà, on arrête de pomper l'énergie de notre entourage et de passer par des oscillations émotionnelles qui n'ont pas de sens. Ce lien, passe par le coeur. Donc en se rebranchant, on redevient vivant. ( Et non pas robotisés, conditionnés par les schémas sociétaux, familiaux ou collectifs.)

Cette connexion à la Source Divine, fait qu'on se rebranche également à la Source en nous. Notre Âme. Notre authenticité, notre Essence divine.. On se recentre.

Donc là, notre vision passe à un autre niveau.. 

On n'est plus uniquement nous, dans un corps physique, avec un prénom, mais on redevient nous, avec toute notre dimension que l'on appelle "spirituelle" en occident.. Et qui sont évidentes et naturelles en Orient, Inde ou Asie . (Mais bon, ça c'est un autre sujet...)

 

Ensuite, notre Intention, on la pose sur notre incarnation, (notre venue sur Terre)  ( On ne reste pas perchés svp...) en se souvenant que nous sommes un trait d'union entre la Terre et l'Univers.

En se branchant sur la prise "Énergie Cosmique" et la prise " Énergie Terrestre " ou " Tellurique " . 

On peut choisir clairement de demander en langage quantique : "Que ma fréquence vibre en harmonie avec la fréquence de la Terre et de l'Univers". 

Ainsi, on harmonise ses fréquences entre les flux terrestres et de l'Univers qui sont en perpétuelle évolution, surtout en ce moment de grand changement de paradigme et les flux universels . 

 

Une fois que l'on a fait ça . (faire dans le sens de poser une intention, d'être connectés), on va devoir respecter quelques règles d'hygiène de vie qui ne sont autres que des règles de respect universel pour l'énergie- lumière qui coule en nous : 

 

 

Retrouver une hygiène de vie où l'on décide de prendre conscience de ces flux :  La circulation, les échanges, les entrées et sorties : 

 

  • Concrètement : Prendre conscience de ce qu'on avale, absorbe . Dans tous les sens du terme !! 

Qu'est ce qu'on mange, qu'est ce qu'on ingère psychologiquement, sensoriellement ? Qu'est ce que l'on se laisse à entendre, à voir ? 

Se responsabiliser au niveau sensoriel  ! (Tous les sens : ouïe, vue, toucher, odorat... ) Arrêter de croire que ça vient de notre environnement, car c'est nous-même qui sommes responsable des propres choix que l'on fait, des choses que l'on absorbe ! Ou pas . (ex: télé, radio, articles sur internet de basses fréquences, relations énergétivores..)

 

  • Et aussi, prendre conscience de ce que l'on exprime !

 En terme de paroles, de gestes, d'attitude .. Qu'est ce que je donne à voir et quelle est l'énergie que je transmets aux autres, et à mon environnement ? Par mes paroles, mes pensées, mes attitudes. 

 

Est-ce que je suis une personne écologique ? Ou est-ce que je pollue par un comportement inconscient et destructeur et faussement ignorant ? 

On parle d'une pollution énergétique, vibratoire, relationnelle. 

 

  •  Enfin, quelle est la relation que j'entretiens avec moi- même ? 

 Comment je m'entretiens ? Comment je stimule cette énergie, ce fuel en moi ? Comment je prends soin de ce véhicule qui est mon corps, et qui m' a été alloué pour une durée de vie ? Comment je le respecte et comment je respecte cette énergie de vie en moi ? 

Comment je respecte ses rythmes en moi ? En étant à l'écoute de comment je fonctionne, de ce qui me fait du bien ? De l'action ? Du repos ? 

 

Mais aussi, est-ce seulement possible de m'écouter suffisamment ? Ou bien je traine (encore) cette culpabilité judéo-chrétienne empêcheuse de s'octroyer le droit au plaisir sans souffrance ? ... Et de Prendre conscience des émotions qui circulent en nous. 

Car une fois que l'on s'écoute, on s'entend respirer, vibrer, souffrir et jouir.

On ne peut plus s'ignorer, se couper de soi-même . Car c'est se couper de la Source en soi. 

En faisant grandir notre conscience intérieure, notre regard sur les autres et sur le monde change. 

 

Il est temps de se réveiller ! 

 

Dans l'espace ainsi créé en soi, l'Amour s'épanouira de lui-même. 

 

Élever sa conscience. En élevant sa fréquence vibratoire et créer ainsi un nouveau palier de vision . Par une élévation quantique, et ainsi changer de palier vibratoire, nous allons créer de nouvelles connexions dans notre conscience et ainsi, le champ d'informations aura de nouveaux réseaux pour fonctionner. 

 

 Comment ? 

 

S'assurer que physiquement on soit capable de s'ouvrir aux vibrations de joie en son coeur et pouvoir la laisser circuler. Car l'amour se manifeste par la sensation- vibration de joie. Y penser c'est bien, mais ça reste une pensée et ça reste dans le mental.

Le ressentir, c'est dans le coeur et ça circule en soi, dans tout le corps . 

  

Pour accélérer ce processus de "Réveil" et d'élévation de conscience , on peut aussi décider de se faire accompagner, d'entreprendre une thérapie ou un coaching avec quelqu'un d'expérimenté.

Ce peut être un(e) thérapeute ayant travaillé sur lui (ou elle)  suffisamment longtemps (minimum  2 ans de psychothérapie ou psychanalyse)  pour être capable d' accompagner l'Autre à travers les méandres conscients et insconscients de sa libération physique, émotionnelle, spirituelle . 

 

 

Les techniques thérapeutiques d'accompagnement importent peu. Trouver quelqu'un avec qui l'on se sent bien, en confiance, et qui soit équiibré pour pouvoir nous contenir lorsque nous aurons à déverser nos émois, est le plus important.

La relation en elle-même, (comme la relation amoureuse d'ailleurs) , et ce qui s'y co-crée en son sein, est l'alchimie qui va nous permettre de laisser émerger ce nouveau "nous" et de laisser s'échapper l'ancien. 

Telle la mue du serpent, se départir de son ancienne peau et renouer avec son Essence profonde, notre moi- divin  et sacré. 

 

Hormis l'accompagnement thérapeutique, ( thérapie brève ou longue ) , la pratique spirituelle de la méditation permet de développer ce qu'on appelle dans le bouddhisme " La pleine conscience " . Issue du zen, du bouddhisme tibétain ou du tao, on retrouve cette conscience de l'instant, du moment présent .

 

Pour quoi faire ? 

 

Rien. Ce n'est pas pour faire. C'est pour Être. 

Être dans la conscience de l'instant, de ce qui se joue.

Être conscient du déroulement de la vie, de sa vie, comme un film sur un écran de ciné dont on serait l'acteur ou l'actrice principale.

Retrouver cette légèreté d'être, cette spontanéité créatrice où l'on s'accueille tel que l'on est, et où l'on se permet.

Se permettre d'être soi, se permettre d'être contemplé(e) et de contempler. D'exister. 

S'autoriser le plaisir d'exister et d'être vivant. Comme un enfant, retrouver ce dynamisme en soi, de la vie qui s'exprime et qui veut jouer.

Tout d'abord en ralentissant . En prenant le temps de se poser ou de ralentir notre rythme pour pouvoir mettre nos sens en éveil ; tel un enfant qui (re)- découvre le monde, redécouvrir le monde en soi et autour de soi. 

Ce peut- être s'asseoir sur cette chaise pour la première fois. Même si ça fait 10 ans qu'on s'assoit sur la même chaise, tous les jours à la même heure. 

Redécouvrir notre façon de s'asseoir . Redécouvrir cette chaise. Redécouvrir notre relation à la chaise . 

Comme un acteur qui rejouerait 100 fois la même scène, et qu'à chaque fois il doit la refaire comme si c'était la 1 ère fois. Être cet acteur. Pour de vrai. L'acteur de notre vie. L'acteur de notre propre Bonheur. 

Pour ceux qui souhaitent, se poser en méditation permet de créer une pratique dans le silence et l'immobilité apparente de la posture, pour mieux observer le fond de notre âme. 

 

Les 2 aspects de la pratique de pleine conscience sont complémentaires. Également la pratique de la pleine conscience dans notre parole "Que ta parole soit impeccable et juste" . (On la retrouve également dans les accords toltèques. Principe de vie universel. 

 

 Angélique Thiriet

dim.

28

août

2016

LA GESTALT QU'EST-CE QUE C'EST ?

 

 LA GESTALT- THÉRAPIE,

  Qu'est ce que c'est ? 

 

« La Gestalt-thérapie met l’accent sur la prise de conscience actuelle : ni analyser ni interpréter mais favoriser la prise de conscience globale dont nous fonctionnons .

 

En séance, on revit de manière plus intense ce qui se répète avec le soutien du thérapeute, ( il y a) à la fois prise de conscience sensorielle et motrice des données du champ.  Le thérapeute se contente de suivre pas à pas ce qui émerge dans l’instant et de développer la sensibilité du client à ce qu’il fait et à la façon dont il le fait. Le thérapeute partage délibérément son ressenti afin d’aider le client à explorer sa difficulté.  

 

DESCRIPTION : 

 

La Gestalt s'intéresse particulièrement au contact et à la mise en relation par l'expression des émotions.

Elle propose une méthodologie qui met au centre de sa pratique la relation. Elle prend en compte l'expérience avec la prise de conscience des processus corporels, de même qu'elle s'occupe de la manière particulière de chacun, de se représenter le monde et de lui donner sens .

 

La Gestalt-thérapie se situe dans une optique dynamique. Elle s'intéresse au « processus », à l'ajustement permanent entre un individu et son environnement. Cet ajustement est par définition en perpétuel changement.

Cette technique met l'accent sur la prise de conscience du processus en cours dans l'ici et maintenant de chaque situation. Elle intègre, de manière spécifique, un ensemble cohérent de techniques variées, verbales et non verbales, utilisant la parole, l'émotion, le rêve, l'imaginaire, la créativité, le mouvement et le corps.

 

OBJECTIFS : 

 

La Gestalt-thérapie cherche à intégrer cinq dimensions principales : physique, affective, cognitive, sociale et spirituelle . Son originalité n'est pas dans ses techniques mais plutôt dans son objectif :

  • augmenter la capacité d'adaptation à des êtres ou des environnements différents,
  • résoudre les troubles d'ordre névrotiques (peurs, phobies, dépressions, troubles alimentaires, conflits inter-relationnels, etc...)
  • restaurer la liberté de choix,
  • permettre l'intégration des polarités en conflit,
  • développer la conscience de l'instant en tant que processus de guérison et d'équilibre dynamique.

Elle place le patient comme acteur du changement, et la relation comme moteur de ce changement.

La Gestalt réhabilite le ressenti émotionnel, encore trop souvent censuré par la culture occidentale, en en favorisant l'expression.

Celle-ci peut se trouver torrentielle aux débuts d'une thérapie et demande donc à être canalisée par un professionnel expérimenté.

 

La Particularité : une focalisation sur le processus

 

En poursuivant, la Gestalt est une « thérapie du courant » du « mouvement » :

Ce qui est important c'est le processus, plutôt que le pourquoi. Pour la Gestalt-thérapie, la difficulté est regardée dans le cadre émotionnel de l'ici et maintenant. " 

 

sam.

27

août

2016

« Vous avez parlé hier d’être totalement dans l’acte sexuel, d’y prendre plaisir

Lire la suite 0 commentaires

ven.

19

août

2016

Le Tao dit qu’un homme peut vivre mille ans si sa vie sexuelle se déroule sans hâte

Lire la suite

jeu.

18

août

2016

Par le souvenir même de l'Union... la Transformation.

Lire la suite

mer.

03

août

2016

LE MANUSCRIT DE MARIE-MADELEINE

Le Manuscrit de Marie-Madeleine

 

 

 (initiation à la Magie sexuelle d’Isis) 

 

issu du livre de Tom Kenyon et Judi Sion 

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

28

juil.

2016

LES GUÉRISSEURS SPIRITUELS

LES GUÉRISSEURS SPIRITUELS

Lire la suite

mer.

27

juil.

2016

MANIFESTE DE LA RESPONSABILITÉ UNIVERSELLE

 

MANIFESTE DE LA RESPONSABILITÉ UNIVERSELLE

 

" Je suis né-e sur cette Terre, enfant de la vie, au sein du cosmos . 

 

Mes codes génétiques incorporent les messages de l'univers . Je suis relié-e à tous les vivants dans la réalité partagée de la vie . Leur bien-être dépend de l'équilibre des écosystèmes, eux-mêmes dépendants de la paix dans le coeur des hommes et de l'esprit de justice dans les sociétés humaines, où nul ne doit être laissé pour compte, mutilé par la faim, la pauvreté et le dénuement . Dans un esprit d'équanimité, libre de partialité, d'attachement et de haine, je contribue à maintenir et à rétablir l'harmonie de la vie. Vivre la paix et la guérison intérieure dans chacun de mes gestes, dédiés au bien de toutes les existences, humaines et non humaine, est un grand appel à être vivant, dans la joie de l'amour universel qui est la vie de la vie . 

 

Je suis né-e sur cette Terre, enfant de la vie, au sein de l'humanité ma famille . 

 

Seul l'altruisme me motive à agir pour le bien de tous les vivant, en assumant ma responsabilité universelle . Paix intérieure, amour et compassion, n'expriment pas seulement un idéal noble, mais sont aussi une solution pragmatique, au sein de la nouvelle réalité , garantissant l'intérêt général contre la déshérence du lien social et le délitement des solidarités . La nécéssité de coopérer m'amène à reconnaitre que la base la plus sûre d'un développement durable du monde repose sur ma pratique individuelle et partagée de la paix intérieure, de l'amour et de la compassion . Je réenchante ainsi l'espérance et la confiance dans la communauté de destin de l'humanité . 

 

Je suis né-e sur cette Terre, enfant de la vie, au sein de la grande paix naturelle . 

 

À l'ére d'internet et de la mondialisation, quand je me sens manipulé-e  et instrumentalisé-e par la culture techno-économique , je prends conscience qu'il me faut incarner une sagesse de la responsabilité universelle, basée sur la force de la vérité et de l'amour, appelée Satyagraha par le mahatma Gandhi .

Satyagraha est l'arme de non combat violent contre l'injustice . Car, dès que la vérité passe à travers moi pour s'exprimer, je suis invincible . En vivant Satyagraha au quotidien, je deviens, parmi d'autres et avec d'autres, artisan de paix, de justice et de vérité . Citoyen-ne du monde, j'assume un nouveau lien civique de responsabilité universelle pour qu'advienne la nouvelle réalité d'une Terre fraternelle . "

 

Extrait issu du livre  " Nouvelle Réalité - L'âge de la responsabilité universelle "

par le Dalaï-Lama et Sofia Stril Rever 

 

 

0 commentaires

ven.

01

juil.

2016

La science prouve qu’étreindre des arbres est bon pour la santé

La science prouve qu’étreindre des arbres

est bon pour la santé

 

Lire la suite 0 commentaires

ven.

01

juil.

2016

LES OBJECTIFS du YOGA

LES OBJECTIFS du YOGA

 

Le but du yoga est de calmer le chaos de pulsions et de pensées contradictoires qui s'agitent dans notre mental . Le mental, qui est à l'origine de ces pensées et pulsions, a une inclination naturelle vers asmita , l'égoïsme . De là viennent les préjugés et les partis pris qui amènent douleur et souffrance dans notre vie de tous les jours .

 

La science du yoga localise l'intelligence à deux endroits : le Coeur et la tête . 

L'intelligence du Coeur que l'on appelle aussi quelquefois " le mental racine" , est en fait l'agent principal d'ahankara, ou orgueil erroné, qui trouble l'intelligence de la tête, et provoque des variations désordonnées dans le corps et le mental .  

 Dans cette quête spirituelle , il est important de se souvenir du rôle du corps .

 

La pratique du yoga vise à repousser les limites du corps, le yoga nous enseigne que le but de la vie est de faire le voyage qui mène à l'âme. Le yoga offre à la fois le terme du voyage, son but et le moyen de l'atteindre . 

Lorsqu'il existe une harmonie parfaite entre le corps et le mental, nous atteignons la réalisation de soi . Le yoga nous enseigne que les obstacles que nous rencontrons sur le chemin de la réalisation de soi se manifestent par des indispositions physiques ou mentales .

 

Lorsque notre état physique est déséquilibré, cela se répercute sur notre mental : ce qui se dit en sanskrit : chittavritti . La pratique du yoga nous permet de vaincre ce déséquilibre. Les asanas, ou postures du yoga, peuvent guérir vyaddhi, les troubles du corps, et corriger angamejayatva, l'instabilité du corps .

  

La pratique du yoga régule shvasa-prashvasa, qui se traduit par "respiration inégale " et qui est l'un des signaux du stress . Les asanas tonifient le corps tout entier . Elles renforcent les os et les muscles , corrigent la posture, améliorent la capacité respiratoire et augmentent l'énergie . Ce bien-être physique a un impact bénéfique sur le mental, lui apportant force et Paix . 

 

Article diffusé par urbanyogaparis.com

 

Lire la suite

jeu.

09

juin

2016

Yoga du Rêve et du Sommeil

YOGA du RÊVE ET DU SOMMEIL 

Lire la suite 0 commentaires

sam.

30

sept.

2017

Méthode et bienfaits du Yoga Tibétain

Méthode

Sur la base de pratiques éprouvées de longue date, il s’agit d’orienter notre sensibilité vers la compréhension de la nature de l’esprit. Les différents exercices concernent « le corps, la parole, et l’esprit » à travers des postures, respirations et méditations tantôt recueillies et tantôt dynamiques. Elles sont accessibles à tous, avec ou sans souplesse, jeunes ou vieux, connaissant ou pas le yoga.

 

On y trouve des pratiques de Hatha et Kundalini Yoga (non exhaustif), la réalisation de mudra (symboles gestuels), des méditations comme la présence au souffle, au mouvement ou encore à l’espace physique et spirituel, des relaxations, des massages, des pranayama (techniques respiratoires), et tout un travail sur les nadi (canaux subtils) et les chakra (vortex énergétiques du corps/esprit), sur les mantra (sons primordiaux), sur les visualisations (représentations symboliques actives)…

 

C’est une voie complète dont la singularité est de prendre appui sur une double expérience : l’Amour-Vacuité.

 

Nous ne pratiquons pas uniquement pour nous-même mais pour la totalité des êtres sensibles, perçus comme des « partenaires » dont nous nous sentons solidaires, même s’ils ne font rien ou s’entretuent. Et nous orientons notre esprit vers la compréhension de la nature des choses et des êtres, au-delà des vérités relatives et illusoires, la sagesse ultime. La compassion nous guide vers la sagesse, et la sagesse vers l’amour : c’est un merveilleux tandem !

 

Il est dit que nous sommes éveillés depuis l’origine mais que cette réalité est masquée sous d’épais voiles d’obscurcissement. Graduellement, nous devons dissiper ces voiles, un à un, et entrer dans l’espace de la conscience illuminée qui soutient nos expériences ordinaires. Finalement, tout est différent. Et à jamais.

 

Le point de départ consiste en la prise de conscience de notre insatisfaction fondamentale fondant de nos existences sujettes à l’impermanence et aux changements. Il est important de pouvoir vivre une authentique expérience d’amour et de compassion envers le samsâra (les six états d’existence) et les êtres qui le composent.

 

C’est sur ce fondement, sur cet « état d’esprit » que reposent les exercices de yoga brièvement plus avant. Les voiles se dissipent naturellement à travers ces pratiques : le voile des émotions perturbatrices, puis celui du karma, puis celui de nos tendances fondamentales, et enfin celui de la saisie dualiste, ce dernier étant à la base de toute la confusion ordinaire et de ses souffrances..

 

Bienfaits

Lorsque l’obscurité des voiles se dissipe, les souffrances du corps et de l’esprit tendent à réduire spontanément jusqu’à disparaître un jour. Le bonheur et la félicité commencent à luire et à s’inscrire dans le courant de la vie quotidienne.

 

Quand ces voiles sont complètement dissipés, nous faisons l’expérience directe de la nature essentielle de notre esprit (Bodhi). Tous les êtres vivants sont fondamentalement doués de cette Bodhi. Nous pouvons la comparer au ciel pur, continument immaculé et ne changeant pas de nature malgré les nuages qui le traversent. L’essence de notre esprit est non-née, bien au-delà de ces nuages émotionnels et mentaux qui le parcourent.

 

Malgré la nécessité graduelle de la pratique, nous ne sommes pas toujours obligés d’attendre un temps infini pour en arriver à cette dissipation des voiles : la conscience étant de la nature de cet espace sans limite ni temps, le premier bienfait des Six Yoga de Naropa est d’introduire l’esprit à cette nature, même en la présence de voiles. C’est au contraire cette introduction qui conduira le pratiquant sur le chemin de sa délivrance. En effet,

tout est là et disponible !

 

 

C’est le mantra de notre atelier. La réalisation de la sagesse/vacuité nous mène vers l’expérience consciente et puissante du corps semblable à un arc-en-ciel, de la parole semblable à l’écho dans la montagne, de l’esprit semblable à l’espace sans limite.

 

La réalisation de l’amour inconditionnel nous apporte le pouvoir d’aider les êtres sans retenue tout en nous sentant totalement UN avec le Cosmos.

La purification des éléments fondateurs (tattva) nous rend invincibles, même au-delà de la mort.

 

Ce Yoga apporte longévité et absence de maladies. Ce sont pourtant des résultats mineurs (et déjà bien appréciables !) Il nous conduit aussi vers le bien-être, l’intelligence, le bonheur, et prépare aussi une meilleure renaissance, humaine ou divine. Et ce sont là des résultats intermédiaires. Ultimement, le bienfait suprême est de mettre fin définitivement à l’obscurcissement et aux causes de la souffrance grâce à l’émergence de notre propre Bodhi.

 

Certes, le « grand éveil » n’est pas toujours le souhait de chacun. Pour autant, il est présent comme un diamant dans son écrin, même en pratiquant distraitement ou sans conviction. C’est le principal bienfait des Six Yoga de Naropa, un Dharma ouvert et répondant à toutes les motivations, des plus triviales aux plus spirituelles.

 

Source :  http://www.clairelumiere.net/methode-bienfaits-yoga-tibetain/

 

mar.

02

mai

2017

L'instinct

 

" L'étude d'animaux sauvages en captivité montre que quelque soit les soins et l'amour qu'on leur apporte dans les zoos, ils se révèlent incapables de se reproduire, leur appétit et leur besoin de repos se dérèglent, ils sombrent dans la léthargie, la morosité, ou une agressivité sans objet.

 

Les zoologistes appellent cela la " dépression animale" .

Chaque fois qu'on met en cage un animal, ses cycles naturels de sommeil, de reproduction et autres se détériorent . Il s'ensuit un vide, non pas au sens positif du concept bouddhiste, mais au sens de l'enfermement dans une boîte hermétiquement close.

 

Aussi, quand une femme vient de faire partie de la maisonnée d'une vieille femme sèche, elle fait l'expérience d'une absence de détermination, d'un ennui, d'une dépression et d'états d'anxiétés soudains semblables à ceux manifestés par l'animal capturé et traumatisé.

En acceptant d'être trop " bien élevée" , elle laisse ses instincts _l'instinct de jouer, de se lier, de faire face, de vagabonder et autres _plonger au plus profond de l'inconscient, hors de sa portée. Ses instincts sont endommagés. Ce qui devrait lui venir naturellement ne lui vient pas du tout ou alors après un combat avec elle-même.

 

Quand j'applique le terme de " capture " à l'excès de domestication, je ne fais pas allusion à la socialisation, qui est le processus par lequel les enfants apprennent à se comporter d'une façon plus ou moins civilisée. Le développement social est d'une extrême importance et la femme qui en serait privée ne pourrait faire son chemin dans le monde.  Mais trop domestiquer équivaut à interdire à l'essence de la vie de danser.

 

Dans son état naturel, le soi sauvage n'est ni docile, ni vide. Il est alerte, il réagit à tout et à tout moment. En aucun cas, il n'est enfermé dans un schéma répétitif. Il a le choix, au contraire de la femme dont les instincts sont endommagés, qui, elle, est bloquée.

 

Il y a plusieurs façons d'être bloquée. En général, la femme dont les instincts sont endommagés, a du mal à demander de l'aide et à reconnaître ses propres besoins.

Elle n'a plus guère l'instinct de fuir et chez elle la sensation de satiété, la méfiance, le soupçon, le désir d'aimer librement, totalement, sont inhibés ou exagérés. 

 

Comme dans le conte, l'une des attaques les plus insidieuses auxquelles le soi sauvage doit faire face est d'être poussé à agir correctement, avec une récompense à la clé ( qui viendra où ne viendra pas ) .

Cette méthode peut _ je dis bien " peut "_  inciter une petite fille a ranger sa chambre ("Tu ne joueras pas tant que ton lit n'est pas fait")  mais jamais, au grand jamais, elle ne pourra fonctionner quand il s'agit de la vie fondamentale d'une femme.

 

 Même s'il faut de la cohérence, du suivi, de l'organisation dans la vie créatrice, l'injonction de la vieille femme à bien se tenir tue dans l'oeuf toutes les possibilités de développement . C'est le fait de jouer et non le fait de bien se tenir qui est le cœur, l'artère principale de la vie créatrice.

 

Le besoin de jouer est un instinct. Sans jeu, il n'existe pas de vie créatrice. Pas de vie créatrice si l'on est sage, si l'on se tient tranquille. Tous les groupes, sociétés, institutions, organisations qui encouragent les femmes à rejeter l'excentricité, tout ce qui se montre soupçonneux à l'égard de la nouveauté, de l'inhabituel tout cela appelle une culture de femmes mortes. 

 

Quand les femmes sont aux prises avec une obsession, ou lorsqu'elles se trouvent enfermées dans les schémas néanmoins destructeurs, il ne faut pas négliger la possibilité d'un endommagement de leur instinct. Le premier pas vers la restauration de ce dernier se fait par la reconnaissance de la capture, puis de la famine de l'âme et du bouleversement des limites habituelles de la perspicacité et de la protection. Il faut inverser le processus. " 

 

" Femmes qui courent avec les loups " Clarissa Pinkola Estés 

 

 

0 commentaires

ven.

17

févr.

2017

Le mot Miracle était si souvent dans l’air ...

 

« Le mot Miracle était si souvent dans l’air ces derniers mois comme quelques couronnement qui m’attendrait quelque part. Il hantait les livres, les pensées, les Cœurs. Je sais maintenant que ce chant de conscience s’est bel et bien constitué. Il ne consiste pas dans une séquence de gestes attendus, comme de rouler son matelas sous le bras et de rentrer chez soi d’un pas leste ; non c’est un miracle plus inattendu encore . Il est autour de moi comme une senteur qui pénètre tout. Il est contenu entier dans ce sublime mot ancien : béatitude. Il me recouvre toute entière.

Qui eût pu soupçonner qu’au Cœur d’une aussi difficile épreuve se soit lovée la merveille des merveilles ? Pour combien de temps, je l’ignore à part qu’elle est là, palpable comme un corps aimé, caressable comme une peau, dont les doigts portent l’indélébile mémoire.

Quel univers est-ce que je fais vaciller en écrivant cela ? Et me croira t-on, mais peu importe, si je dis que je n’ai jamais été plus heureuse que maintenant ?

De toutes mes heures, de tous mes jours, de toute ma vie,  je dépose ces mots au pieds de la page avec la plus extrème simplicité. Je ne veux, ce faisant, rien prétendre, rien prouver. Je remercie seulement ceux qui me lisent, de recevoir ces paroles avec la même simplicité que celles avec lesquelles je les laisse ce soir, couler de ma plume. "

 

« N’appelle pas Dieu à voix haute

Sa Source est en toi

Et si tu n’obstrues pas le passage,

Rien n’en suspend la coulée. »

Angelus Silesius 

 

Christiane Singer – Derniers fragments d’un long voyage

 

 

« Une personne pleine de vie n’aura pas peur de la mort parce qu’elle vit ! Lorsque vous vivez vraiment votre vie, la peur de la mort n’existe pas. Vous pouvez même vivre la mort. Quand la mort s’approchera, vous y serez tellement sensibles, que vous la vivrez dans la joie. Elle sera une expérience merveilleuse. Si vous êtes pleins de vie, vous pouvez même vivre la mort et alors la mort n’existe plus. Si vous pouvez même vivre la mort, si vous pouvez même être sensibles à votre corps qui meurt, et que vous vous retirez vers le centre et que vous vous dissolvez , si vous pouvez même vivre cela, vous êtes devenus éternels. »

 

Osho  _ Intuition

0 commentaires

sam.

05

nov.

2016

Quittez la foule

« Personne n'est  ce que l'existence voulait qu'il soit.  La société, la culture, la religion, l'éducation, toutes ont conspiré contre les enfants innocents. Elles ont tous les pouvoirs. Parce que l'enfant est démuni et dépendant, elles parviennent à faire de lui ce qu'elles veulent. Elles ne lui permettent pas d'accomplir sa destinée naturelle. Tous leurs efforts, consistent à faire des êtres humains, des commodités.

Si on laisse un enfant grandir tout seul, qui sait s'il sera d'une quelconque utilité aux intérêts en place ?

 La société n'est pas prête à prendre le risque . Elle s'empare de l'enfant et commence à le modeler pour qu'il lui soit utile. D'une certaine manière, ça tue l'âme de l'enfant. On lui donne une fausse identité, pour que son âme, son être, ne lui manque pas. Mais ce substitut n'est utile que dans la foule qui vous l'a donné. Au moment où vous êtes seul, le faux commence à s'effondrer et le réel réprimé commence à s'exprimer. 

D'où la peur d'être seul. 

 

Personne ne veut être seul. Tout le monde veut appartenir à une masse. À de nombreuses masses (...) Au moment où l'on est seul(e) on se met à ressentir une étrange folie. Pendant tant d'années, vous avez cru être quelqu'un et tout à coup, dans un moment de solitude, vous commencez à ressentir que ce n'êtes cela. Cela crée de la peur : Alors qui êtes-vous ? Et des années de répression...

 

Pour que le réel s'exprime, il faudra du temps. Cet espace entre les deux a été appelé par les mystiques "La nuit noire de l'âme"_ une expression très appropriée ! Vous n'êtes plus le faux et vous n'êtes pas encore le réel. Vous êtes dans les limbes. Vous ne savez pas qui vous êtes. 

 

En Occident, le problème est encore plus compliqué car on n'y a pas encore développé de méthodologie pour découvrir le réel aussi vite que possible, afin de pouvoir écourter "la nuit noire de l'âme". L'Occident ne connaît rien de la méditation. 

Et, méditer n'est que le nom que l'on donne au fait d'être seul, silencieux, en attente de l'affirmation du réel.

Ce n'est pas un acte : c'est une relaxation silencieuse : quoique vous "fassiez", cela viendra de votre fausse personnalité...

Depuis tant d'années, toutes vos actions en sont issues. C'est une vieille habitude, les habitudes meurent difficilement. Vous avez vécu tant d'années avec une fausse personnalité imposée par ceux que vous aimiez, que vous respectiez... et ils ne vous faisaient pas de mal intentionnellement. Leurs intentions étaient bonnes, mais leur conscience étaient tout simplement nulle. Ils n'étaient pas conscients, vos parents, vos enseignants, vos prêtres, vos politiciens. Ce n'étaient pas des personnes conscientes, ils étaient inconscients. Et dans les mains d'une personne inconsciente, même de bonnes intentions s'avèrent être un poison. 

 

Ainsi quand vous êtes seul, une peur profonde surgit : tout à coup, le faux se met à disparaître. Et le réel va prendre un petit peu de temps_ il y a tant d'années que vous l'avez perdu. Vous devrez considérer le fait qu'un fossé creusé depuis tant d'années doit se combler. Pris par cette peur : "Je me perds, je perds mon bon sens, ma santé mentale, mon esprit, tout". Le soi que les autres vous ont donné consiste en tout cela,_ vous avez l'impression de devenir fou. Vous vous mettez immédiatement à faire quelque chose pour rester occupé. Si personne n'est là, il y a au moins l'action. Le faux reste donc occupé, il ne disparaît pas.

C'est pourquoi les gens trouvent les vacances très difficiles. Ils travaillent pendant cinq jours dans l'espoir de se détendre le week-end. Mais le week-end est le moment le plus difficile au monde : la plupart des accidents graves surviennent pendant le week-end . C'est étrange ... car pendant ces cinq jours où les gens étaient occupés, il n'y avait pas de problèmes. Soudain, le week-end leur donne un choix : s'occuper à quelque chose ou se détendre. Mais se détendre est effrayant : la fausse personnalité disparaît. Restez occupé, faîtes n'importe quoi de stupide. (...) 

 

La foule est essentielle pour que le faux-soi puisse exister. Au moment où vous vous sentez seul, vous « perdez les pédales ». C’est là où l’on devrait comprendre un peu la méditation. Ne vous faites pas de soucis, ce qui peut disparaître peut simplement disparaître_ cela en vaut la peine. Cela n’a pas de sens de s’y accrocher. Ce n’est pas vous. Ce n’est pas à vous !

Quand le faux disparaît, vous êtes cet être frais, innocent, non pollué qui surgit à sa place. Personne d’autre ne peut répondre à la question : « qui suis-je ? » _ C’est vous seul qui le saurez. 

 

Toutes les techniques de méditation aident à détruire le faux. Elles ne vous donnent pas le réel_ le réel ne peut pas être donné. Ce qui peut être donné ne peut pas être réel ; _ le réel, vous l’avez déjà. Il faut simplement retiré le faux. D’une autre manière, on peut dire : un Maître vous retire des choses que vous n’avez pas vraiment et il vous donne, ce que vous avez réellement. 

La méditation, c’est juste le courage d’être seul(e) et silencieux. 

Tout doucement, vous vous mettez à ressentir une nouvelle qualité en vous-même, une nouvelle vitalité, une nouvelle beauté, une nouvelle intelligence. Elle n’est empruntée à personne, elle grandit en vous. Elle a ses racines dans votre existence même. Et si vous n’êtes pas un lâche, elle fleurira. Elle portera ses fruits. (…)

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir peur. Vous ne pouvez perdre que ce qui doit être perdu. Et il est bon de le perdre rapidement, car plus cela reste longtemps, plus cela devient fort. On ne sait rien du lendemain. Ne mourez pas avant de réaliser votre être authentique. Seuls ont de la chance, les quelques rares êtres qui ont vécu en tant qu’êtres authentiques et qui sont morts en tant qu’êtres authentique, parce qu’ils savent que la vie est éternelle et que la mort est une fiction. »

Merci Osho 

Accompagnement pour méditer ou pour traverser « la nuit noire de l’âme »

Séances à Paris ou par téléphone. + D'infos 

 

Angélique Thiriet

sam.

08

oct.

2016

Conscience et Chamanisme

 

La non-reconnaissance de la nature animiste de notre univers est un des obstacles majeurs empêchant la science occidentale de comprendre la conscience. 

Si nous pensons que tout est mort, nous nous séparons du Tout . Avec ce point de vue, il est très difficile d'investiguer la conscience ou alors comme quelque chose de séparé de notre propre Être. Depuis le très peu que j'ai appris, et ça semble clair, que la place pour investiguer la conscience est depuis l'intérieur, ce qui veut dire, depuis ma propre connexion avec la conscience. 

Quelque chose de si beau, si profond, si englobante et compassionnée que la conscience elle-même, ne peut pas être étudiée dans son entier avec la seule approche scientifique occidentale.

Les scientifiques de l'Orient ont étudié la conscience depuis plusieurs milliers d'années, et les chamans, en étant dans les états de conscience chamaniques, ont étudié la conscience depuis peut-être des centaines de milliers d'années ou plus. Les résultats de ces études montrent clairement l'inter-relation de la vie et de la conscience. La vie est conscience. Tout est vivant. Tout a une conscience, et c'est cette conscience qui nous lie tous ensemble.

 

" Non-recognition of the animistic nature of the Universe is one of the major stumbling blocks which keeps western science from understanding consciousness. If we think everything is dead, we separate everything from us. With this point of view it is very difficult to investigate consciousness except as something removed from our own being. From the very little I've learned it seems clear that the place to start to study consciousness is from the inside, that is, from my own connection to consciousness. Something so beautiful, so deep, so all-encompassing as consciousness cannot be fully studied with only a western scientific approach. The scientists of the East have been studying consciousness for several thousands of years, and shamans, by moving into and with shamanic states of consciousness, have been studying consciousness for perhaps a hundred thousand years or more. The results of these studies clearly show the inter-relationship of life and consciousness. Life is consciousness. Everything is alive. Everything has consciousness, and it is this consciousness which joins us all together."

 

This paper was originally written for the meeting of
the Society for the Anthropology of Consciousness From http://www.shamanism.dk/shamanicconsciousness.htm
held in Tucson, Arizona, April, 2000

ATELIER YOGA TIBÉTAIN du RÊVE ET DU SOMMEIL : TOUTES LES INFOS 

Retrouvez ici mon Interview pour BTLV  :

Interview Complète
Yoga et méditation.mp3
Fichier Audio MP3 55.4 MB

Si vous le souhaitez, vous pouvez participer au développement de mon activité et la création d'un Centre  à Paris , en faisant une donation,  Merci :)